mardi 1 juillet 2008

Vivre au 831 Rockland-photos

Pour ceux qui sont tentés d'aller voir l'album photos du quartier, n'hésitez pas à jouer avec les commandes dans le bas, à gauche de l'écran : grille, mosaïque, manège,  diaporama. Autant de façons différentes de découvrir la vie quotidienne au 831 Rockland, en toutes saisons!

De plus, l'écran s'affiche par défaut avec un fond noir qui n'est pas particulièrement flatteur. Vous pouvez changer le fond d'écran à votre convenance. Pour cela, il faut sélectionner un autre petit rond dans le bas de l'écran, à droite cette fois. Vous avez quatre possibilités de fond : noir, gris foncé, gris clair, blanc. À vous de choisir!

jeudi 26 juin 2008

Luxe : vue sur les toits, la ruelle et les poteaux d’Hydro-Québec


L’achat sur plan d’un appartement, même luxueux, est une opération très risquée. Avant la construction, il est techniquement impossible de représenter l’environnement réel du futur nid. Or, dans le cas du projet d’Atlantic-Rockland, la déconvenue des futurs acheteurs pourrait être amère lorsqu’ils jetteront un premier coup d’œil à partir de la fenêtre de leur appartement, si le complexe du 831 de l’avenue Rockland est construit.

Cachet à hauteur d’urbaniste
Ce que le promoteur vend, c’est le cachet d’Outremont à hauteur de regard de l’urbaniste. Expliquons. L’urbaniste qui se promène dans les rues d’une ville regarde en l’air pour voir si rien de disgracieux n’apparaît au-dessus de la bordure des toits. C’est ainsi que l’urbaniste a autorisé Atlantic-Rockland à construire deux étages supplémentaires en retrait sur le toit du vieil édifice du 831 Rockland; à hauteur d’homme, ces ajouts ne se voient pas de la rue. Ce souci de l’urbaniste n’est pas sans fondement, car vus d’en haut, les toits plats des triplex et des duplex d’Outremont offrent un spectacle affligeant.

Dans l’imaginaire de l’acheteur, c’est le cachet de brique rouge, de pierre et de verdure d’Outremont qu’il se paierait en signant une offre d’achat pour un appartement ou pour un loft. En réalité, comme cet appartement serait situé à une hauteur dérogatoire, ce que l’acquéreur achèterait, c’est une vue imprenable sur des toits particulièrement laids, hérissés de puits de lumière pyramidaux, voire de trépieds supportant des fils électriques. Il jouirait aussi d'une vue privilégiée sur l’arrière des triplex de la rue Davaar et sur une ruelle, bordée non pas d’érables de Norvège quasi centenaires, mais de poteaux d’éclairage électrique teints et parfumés à la créosote.

Outremont « by night »
Les appartements seront à hauteur suffisante pour apprécier la laideur des toits. Pour offrir un véritable luxe et une vue imprenable, il faudrait un emplacement situé dans un boisé afin que la vue désagréable des toits soit atténuée par la distance.

Si le complexe est érigé, et si de braves candidats se portent acquéreur d’un de ces logis haut perchés, ils risquent de vivre une superbe déconvenue le jour où ils verront le spectacle déprimant des toits des triplex d’Outremont. Leur déception sera à la mesure du prix exorbitant qu’ils auront payé. Il ne restera plus qu’à patienter un moment, puis à remettre leur appartement en vente.

Suggestion : il serait souhaitable d’organiser des visites de nuit pour les candidats acquéreurs; les toits ne seront pas visibles.

mardi 17 juin 2008

Chronologie d'un projet contesté

10 février 1987 ► M. Jean Garneau, vend la propriété du 831 de l’avenue Rockland pour la somme de 875 000 $. L’acquéreur est Entreprises Jumag Inc., entité constituée de :
  • Les Entreprises Clara Pisanu
  • F.S.K. Holding Inc, de Ville Mont-Royal
  • Clara Pisanu, de Ville Mont-Royal.

1er mai 1992 ► Les responsables de la ville d’Outremont publient un règlement de zonage intégrant le terrain du 831 de l’avenue Rockland dans la zone commerciale qui longe l'avenue Van Horne. Le 831 de l'avenue Rockland devient donc à usage commercial avec possibilité, dorénavant, d'y construire des édifices de quatre étages. Jusqu'alors en principe, la hauteur maximale des constructions dans cette zone résidentielle devait être de trois étages. Ni les élus ni les fonctionnaires n’ont alors jugé bon de prévenir les citoyens des risques que comportait ce zonage dérogatoire pour le tissu résidentiel.

11 janvier 1999 ► Les responsables de la Ville d'Outremont mettent en oeuvre un plan de zonage révisé. Au 831 de l'avenue Rockland, le zonage commercial autorise dorénavant la construction d'immeubles de six étages comme dans le ruban commercial de l'avenue Van Horne.

19 juin 2007 ► Entreprises Jumag Inc. vend la propriété du 831 de l’avenue Rockland pour la somme de 2 498 000 $ à 6777368 Canada Inc., entité constituée de :
  • RCB Holdings Ltd, de Toronto,
  • Roel Chaim Buck, de Bowmalsville, Ontario
  • Rachel Schwartz, de Westmount, Québec
  • Yvonne McMurty, d’Oshawa, Ontario
  • Jason Schwartz, de Westmount, Québec
  • RCB Capital Corp, créancier, de Montréal, Québec.

7 avril 2008 ► Le Conseil de l’arrondissement d'Outremont entérine une recommandation du Comité consultatif d’urbanisme pour donner le feu vert à un projet prévoyant l’aménagement de quelque 30 appartements en copropriété de même que l'érection d'un immeuble de six étages sur le site du 831 de l’avenue Rockland.

17 avril 2008 ► Les résidents d’Outremont apprennent par un article de l’hebdomadaire L’Express qu’un complexe immobilier pourrait apparaître sur le terrain du 831 de l’avenue Rockland. Il serait formé de l’ancien édifice de 1912 qui serait coiffé de deux étages supplémentaires et flanqué d’un nouvel édifice de six étages. Le futur complexe offrirait une trentaine d’appartements en copropriété et les services d’une garderie de 160 places.

27 avril 2008 ► Un groupe de résidents des avenues Davaar, Rockland et Ducharme tient une réunion dans la ruelle, à l’arrière de la propriété du 831 et forme un comité. Ce comité décide aussitôt d’organiser une pétition pour s’opposer à certains aspects du projet immobilier du 831 de l’avenue Rockland, notamment la hauteur des deux édifices et l’aspect du nouvel édifice de six étages qui viendrait flanquer l’ancien.


5 mai 2008 ► Des résidents des avenues Davaar et Rockland, dont certains représentent le Comité de résidents, interpellent la direction de l’arrondissement au sujet du projet immobilier du 831 de l’avenue Rockland lors de la réunion du conseil. Ils obtiennent la promesse de la formation d’un comité tripartite qui réunira des représentants de l’arrondissement, du promoteur et du comité des citoyens. La direction de l’arrondissement fixe au 29 mai la date de la première rencontre du comité tripartite.


29 mai 2008 ► Sans prévenir le comité des résidents, la direction de l’arrondissement annule la réunion tripartite et transforme celle-ci en réunion d’information à laquelle elle invite, au dernier moment, d’autres résidents. Outre la mairesse, une partie des conseillers et deux fonctionnaires de l’arrondissement, les intervenants devant donner l’information comprennent le représentant du promoteur, M. Martin Roy, et deux architectes du cabinet Forme Studio qui a conçu le projet de transformation de la propriété du 831 de l’avenue Rockland. Les architectes présentent une maquette du projet.

dimanche 15 juin 2008

dimanche 8 juin 2008

En quoi le zonage du 831 Rockland est-il dérogatoire?

Le plan d'urbanisme d'Outremont est dessiné dans le sol et n'importe quel citoyen, après s'être fait expliquer quelques notions de base d'urbanisme, discipline fondée sur le gros bon sens, peut décoder la signification de ce dessin.


Outremont compte des artères de transit, c'est le cas des avenues Van-Horne et Bernard, et des artères de mini transit, comme l'avenue Ducharme. Le long des artères de transit (empruntées par les véhicules qui ne font que traverser l'agglomération), le plan d'urbanisme autorise la définition d'un ruban pouvant être affecté à une utilisation commerciale. Dans la zone commerciale, logements et commerces sont voisins et cohabitent. C'est ainsi que l'on voit des immeubles hébergeant des commerces au rez-de-chaussée et des appartements aux étages supérieurs : ils sont à usage mixte, commercial et résidentiel. Cela est réglementaire. En outre, dans le ruban commercial qui longe l'avenue Van-Horne, la construction de tours d'habitation de six étages est permise.

L'ancienne ville a pratiqué de l'urbanisme de dérogation
Dans le cas de l'artère Van-Horne, le ruban commercial s'étire entre la grande rue (Van-Horne) et la ruelle. Par exemple, au-delà de la ruelle qui court derrière la station-service à l'angle Van-Horne-Rockland commence le territoire résidentiel à habitations de faible hauteur. La ruelle trace la frontière entre l'utilisation commerciale et l'utilisation résidentielle de cette portion du territoire. En 1991, en affectant la parcelle du 831 de l'avenue Rockland à une utilisation commerciale, l'administration municipale a allègrement franchi cette ligne, se livrant ainsi à de l'urbanisme de dérogation, c'est-à-dire, à la violation de ses propres règles d'urbanisme. Par la même occasion, l'administration d'Outremont ouvrait la porte à tout promoteur qui aurait suffisamment de capitaux pour mettre ce terrain en valeur, avec carte blanche, par l'artifice du zonage dérogatoire, pour y construire des tours comme le plan l'autorise à la bordure de l'avenue Van-Horne. Les acquéreurs derrière le projet immobilier du 831 de l'avenue Van-Horne ont déboursé quelque 2,5 millions de dollars pour acquérir la propriété.

Les dirigeants de 1991 ont sacrifié un pan de la ville
En décrétant ce zonage dérogatoire, l'administration d'Outremont d'alors a commis deux fautes : la transgression des règles de son propre plan d'urbanisme, pourtant gravé dans le sol, et la disqualification potentielle d'un pan de la ville, situé entre les avenues Van-Horne et Ducharme, de part et d'autre de l'avenue Rockland, qui pourrait ainsi perdre de son attrait comme zone résidentielle.

En disqualifiant, par zonage, ce secteur caractérisé par des habitations basses, les dirigeants municipaux armaient un mécanisme susceptible de se déclencher lors d'une conjonction de conditions favorables et d'entraîner l'altération du secteur en question. Les résidents-propriétaires qui pourraient voir apparaître la silhouette de trois tours devant leurs fenêtres s'estiment trahis par l'administration de 1991 qui a décrété ce zonage dérogatoire, et par celles qui, complices, l'ont maintenu.

lundi 26 mai 2008

Mission : informer


Ce site a pour mission d'informer sur l'évolution du projet immobilier du promoteur Atlantic-Rockland, qui, à la faveur d'un zonage dérogatoire, pourrait faire apparaître un complexe formé de deux immeubles de hauteur excessive sur le terrain du 831 de l'avenue Rockland, en plein quartier résidentiel, à Outremont. Ce projet est en contradiction avec le plan d'urbanisme de l'arrondissement qui proscrit la construction d'édifices de hauteur excessive en zone résidentielle. Le promoteur se propose de construire un édifice de six étages sur le parking attenant au vieil immeuble du 831.

Ce site vise à informer les citoyens, les élus et les leaders d'opinion dans le but de les sensibiliser au besoin de préserver le cachet de cet écrin de brique, de pierre et de verdure que constitue Outremont.

Ce site s'adresse aux gens épris d'harmonie qui sont conscients que l'homme peut modeler les paysages et parfaire l'oeuvre de beauté de la nature, mais qu'il peut également défigurer un paysage.


Le Comité des citoyens du district Jeanne-Sauvé